L’ordinateur qui roule

Depuis plusieurs décennies l’électronique fait de plus en plus partie intégrante de l’automobile, au point qu’elle joue un rôle crucial dans les fonctions primordiales de la voiture. Ce n’est pas pour rien que l’on parle d’ordinateur de bord embarqué dans un véhicule.

Internet guide votre voiture

Trois entreprises, SAP, VeriFone et Toyota, ont développée ensemble une application à destination des voitures. Son but ? Accroitre l’expérience du conducteur en optimisant ses déplacements, il s’agit d’indiquer au conducteur la station-service la plus proche en fonction de la localisation du véhicule lorsque le niveau d’essence est en-dessous d’un certain seuil.

Application Toyota essence

Une notification est envoyée lorsque le niveau passe sous le seuil et l’application indique alors une station service en fonction de la localisation, du trajet mais également en prenant en compte des éléments de contexte tels que l’horaire et la voie empruntée : ainsi l’application pourrait conseiller d’emprunter un trajet autre pour éviter l’heure de pointe sur telle route et accéder plus facilement à la station-service.

L’application permet de simplifier la vie de l’automobiliste puisqu’elle permettra également d’autoriser des paiements automatiques, bien pratique puisque le chauffeur n’aura pas à chercher de la monnaie ou sa carte pour payer.

Application Toyota essenceUne fois arrivé à la station, le conducteur autorise la transaction via l’application mobile ou directement sur le tableau de bord du véhicule. Certaines stations essence peuvent éventuellement proposer des réductions ou bien des points de fidélités, en fonction du profil du conducteur. Une fois la transaction effectuée, le conducteur reçoit les informations concernant la transaction. A partir de l’application mobile ou sur le tableau de bord, il peut afficher son historique de transactions. En plus de l’aspect pratique et rapide, c’est également une fonction très sécurisante puisqu’elle limite le risque de vol d’informations bancaire.

L’application recueillera différents types d’informations qui seront utilisés pour améliorer le confort de conduite : la localisation du véhicule, le trajet, le niveau d’essence mais aussi les centres d’intérêt du conducteur (pour régler la station radio par exemple).

Toyota, VeriFone et SAP proposent donc une application orienté conducteur et expérience de conduite pour améliorer le quotidien.

Le marché français des voitures à piles

Plus de 10 000, le nombre de bornes de recharge pour véhicules électriques en France. Ces chiffres émanent du ministère de l’Ecologie et de l’Energie. Pourtant le marché français des véhicules électriques est encore très marginal.

 Sept millions de bornes de recharge pour véhicules électriques

7 millions, c’est le nombre de points de recharge que l’Etat souhaite installés d’ici 2030. Le marché est marginal mais le déploiement de ce type d’infrastructure incitera fortement l’investissement des français dans les voitures électriques.

voiture a pile

Un texte de loi a été adopté le 23 juillet par le Parlement, texte qui facilitera l’installation des bornes électriques. Il prévoit notamment d’exonérer de redevance les opérateurs de l’Etat qui implanteront des bornes de recharge électrique sur le domaine public. Seules les communes étaient jusqu’à présent autorisées à gérer l’installation du réseau de bornes électrique.

Les voitures à pile se vendent comme des petits pains ! Ou pas

Comme des petits pains, ou presque ! Sur 38 millions de véhicules en circulation en France, 36 000 sont des véhicules électriques, chiffres datant de juillet 2014. Si le chiffre semble encore faible, les ventes de voitures électriques ont très nettement progressées, +50% par rapport à 2013. Une progression des ventes assez spectaculaire, mais qui est contrebalancé par les résultats des immatriculations.

En effet, selon les données officielles du CCFA, le Comité des Constructeurs Français d’Automobiles, seules 3 514 voitures électriques ont été immatriculées en France en 2014, soit une baisse de 30% par rapport à la même période de 2013.

Quant aux voitures hybrides, plus polyvalentes que les électriques mais aussi beaucoup plus chères, le constat est également dérisoire, avec seulement 965 modèles immatriculés.

voiture a pileLe secteur souffre de problèmes techniques liés aux voitures elles-mêmes, électriques ou hybrides. La consommation d’énergie et donc l’autonomie des véhicules diffère selon les conditions climatiques ou le mode de conduite. Ce qui en fait un type de véhicule encore trop gourmand en énergie, qu’il faudra recharger tout les soirs comme son smartphone (presque…). De plus, le temps de recharge est très long, voire rébarbatif ; il faut compter une dizaine d’heure pour recharger pleinement sur une prise domestique. Ces inconvénients s’ajoutent naturellement au prix d’achat des véhicules, déjà peu incitant à passer à l’acte. S’il faut débourser plus de 20 000 € pour une citadine, plus les inconvénients de rechargement et d’autonomie, le marché ne décollera pas.

C’est pourquoi l’Etat a déjà mis en place un bonus de 6 300€ pour tout achat de véhicule électrique ou hybride, pour pousser les français à l’achat. De plus, il y a fort à parier pour qu’avec le développement du réseau de bornes de recharge, le marché s’intensifiera, puisque ce sera déjà un frein de lever. Enfin, la technologie ne cessera d’avancer, on peut donc espérer dans les années à venir des progrès en termes d’autonomie, de vitesse de recharge, et de compétitivité sur le prix des véhicules électriques et hybrides.

L’électrique dans le monde

Le marché des véhicules électrique ne décolle pas. Où que ce soit, les ventes stagnent ou augmentent à peine. Seule la Norvège fait figure d’exception, mais il s’agit d’un très petit pays, avec une population globalement aisée. En Chine par exemple, il s’est vendu autant de voitures électrique qu’en France en 2013, et on de chiffre en valeur absolue, pas en proportion.

Sans doute faut-il expliquer la situation chinoise par les centrales électriques du pays, elles fonctionnent grâce au charbon, dispositif très polluant s’il en est.

voiture a pileLes principaux fabricants de véhicules électriques et hybrides que sont Renault et Nissan se disent tout de même confiants. Certes, les ventes du secteur progressent moins vite que ce qu’ils espéraient mais continuent progressivement à faire leur bout de chemin. On peut estimer une part de marché automobile de 5% d’ici 2020 pour les voitures électriques/hybrides. Nul doute que si les prix à l’achat venaient à baisser, les ventes suivraient naturellement puisque c’est l’un des principaux freins à l’achat. Dès lors, les deux constructeurs automobiles réfléchissent à la possibilité d’une voiture hybride à bas prix.

Futurs moyens de transport : un train lévitant ultra-rapide

L’avenir nous réserve de grandes surprises et parmi elles, des moyens de transports hallucinants !

Elon Musk est peu connu du grand public pourtant il est à l’origine de Paypal, le moyen de paiement électronique le plus utilisé. Il est également le PDG de Tesla Motors et de SpaceX. Cet entrepreneur audacieux a créé un nouveau concept de transport, qu’il a nommé Hyperloop.

Hyperloop : rapide, léger, peu polluant

L’Hyperloop est un moyen de transport utilisant l’énergie solaire comme principale source d’énergie. Elon Musk a décidé de développer ce concept lorsqu’il a constaté que le projet de train à grande vitesse reliant San Franscico à Los Angeles ne serait pas satisfaisant pour lui: trop coûteux et trop lent. Il a alors travaillé sur un moyen de transport plus rapide et sécurisant, mais surtout moins cher, moins polluant et autonome en énergie.

hyperloop

Musk a donc décidé de réunir une douzaine d’ingénieurs de Tesla et SpaceX afin de travailler sur ce projet.

Design et fonctionnement

L’Hyperloop est comparable à un métro dans son aspect extérieur. Il s’agit de deux tubes reliant les deux points à connecter, formant les « rails » de l’appareil. Le transport en lui-même est composé de capsules pouvant accueillir plusieurs passagers, jusqu’à 28 à priori.

Les tubes sont montés sur des pylônes, l’hyperloop voyage donc à quelques mètres au dessus du sol. Sur tout le trajet de l’hyperloop, les tubes seront équipés de panneaux solaires. Ces panneaux généreraient normalement plus d’énergie que nécessaire pour alimenter l’hyperloop en énergie, le surplus sera alors stocké dans des batteries afin de le faire fonctionner également de nuit. Un véhicule parfaitement autonome en énergie donc.

Les capsules seront propulsées en combinant la pression de l’air comprimé dans les tubes (une pression d’un demi-bar) avec une technologie utilisant l’électromagnétisme. Ainsi, le « véhicule » serait capable d’atteindre les 1200km/h ! Les capsules disposent de sortes de ski qui créés un coussin d’air surélevant l’hyperloop grâce à l’air comprimé, un véhicule surélevé et en lévitation donc ! L’air comprimé sera également utilisé comme moyen de propulsion, en pompant l’air devant l’appareil et l’expulsion à haute-pression à l’arrière.

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Elon Musk résume très bien son idée de nouvelle forme de transport : Différent du train traditionnel, transportant des passagers ou des marchandises dans des capsules, elles-mêmes dans un tube monté sur pylônes et alimentées par panneaux solaire. Plus léger qu’un train, incroyablement rapide (presque la vitesse du son) et écologique.

Les passagers de l’hyperloop

Se pose inévitablement la question des sensations à bord de l’hyperloop, puisque des passagers sont destinés à y être transportés. Selon les tests et simulations effectués par l’équipe d’ingénieurs, les sensations seraient semblables à celle d’un avion en plein vol, plutôt calme comme voyage donc. Les capsules circuleraient toutes les deux ou trois minutes, comme les rames d’un métro finalement.

Concernant les différentes phases de voyage, l’accélération permettrait à l’hyperloop de passer de 0 à 480 km/h en l’espace de trois minutes, durant lesquelles les sensations sont similaires au décollage d’un avion, les passagers collés aux sièges. La vitesse de croisière sera donc de 1200 km/h, puis passerait progressivement à 0 pendant 10 minutes lors de l’arrêt à quai.

Il en existerait de plusieurs types : celles pour les marchandises, celles pour passagers, plus étroites et celles pour véhicules, plus large. En effet, Elon Musk pense qu’il serait très utile de pouvoir embarquer sa voiture personnelle à bord de l’hyperloop.

Technologie de pointe, pour un franc six sous

La technologie de l’hyperloop est techniquement réalisable à l’heure actuelle, et est d’ailleurs bien plus économique que les projets de train à grande vitesse, notamment celui entre Los Angeles et San Franscico. Ce dernier couterait une centaine de milliards de dollars, contre à « peine » 6 milliards pour l’hyperloop. En outre, les panneaux solaires permettent également de ne pas avoir de source d’énergie onéreuse venant gonfler le coût du projet. Le ticket pour les passagers quand à lui serait d’une vingtaine d’euros, soit un tarif extrêmement abordable.

Mexique : Non à la pollution

La mairie de Mexico souhaite dépolluer la ville autant que faire se peut, en imposant une législation routière sélective.

Une mégalopole embrumée

Depuis le 1er juillet 2014, la mairie de Mexico a décidé d’interdire la circulation le samedi, des vieux véhicules. La décision fut prise au regard des risques de santé encouru si la situation de Mexico se poursuit telle qu’elle est actuellement. En effet, la mauvaise qualité de l’air de la capitale met en péril la santé des 24 millions d’habitants.

Depuis l’application de cette mesure, chaque samedi, des milliers d’automobilistes bloquent des rues de la capitale en protestation à cette loi jugée injuste. Taxi et commerçants ne peuvent plus assurer leur travail correctement.

pollution automobile MexicoCela fait déjà longtemps que la capitale lutte contre la pollution. Instauré en 1989, le programme Hoy no circula (aujourd’hui on ne circule pas), contraignait les voitures et camions polluants à rester au garage un jour par semaine. Depuis juillet 2014, c’est maintenant au tour de tout véhicule de plus de 15 ans d’être remisé au placard le samedi, sous risque de se voir réprimander par une amende de 170€.  En plus de ces véhicules viennent s’ajouter les voitures venant d’autres états du Mexique. Désormais, l’interdiction de circulation concerne non plus 272 000 véhicules mais 560 000.

Pollution automobile : enjeux sanitaire de taille

La décision ne fut pas prise à la légère, et les automobilistes ont beau s’indigner, il s’agit d’un problème de santé publique. L’enjeu est de taille pour la ville de Mexico puisque ce sont plus de 5 millions de voitures qui parcourent chaque jour la ville, créant des embouteillages d’envergure. 9 millions d’habitants auxquels il faut rajouter les 15 millions vivant dans les banlieues, sont concernés par la mesure.

La pollution des millions de voitures a entrainé au fil du temps des hausses de température. En un siècle les températures moyennes se sont accrues de 4°C. En plus de la pollution causée par les véhicules, c’est également les activités industrielles qui ont contribuées à la pollution de la ville, avec des taux de concentration de particules fines supérieures aux plafonds fixés par l’OMS.

Dès lors, les risques sanitaires sont bels et bien présents, et ne peuvent pas être cachés, puisque ce sont près de 14 000 personnes qui chaque année meurent d’affections respiratoires ou cardiovasculaires directement liées à la pollution de la ville de Mexico. Dès les années 90, des oiseaux seraient tombés en vol, s’écrasant au sol, du fait de la pauvre qualité de l’air.

Pollution automobile

Afin de limiter les risques sanitaires encourus par la population locale, la directive de Hoy no circula s’applique à l’ensemble de la zone de Mexico, ville qui s’étale sur cinq états voisins. L’objectif du programme gouvernemental est de réduire les émissions de gaz polluants de plus de 140 000 tonnes par an, et celles de particules fines de 23 tonnes par an. Ce programme de circulation est l’une des clés de voute du plan de changement climatique annoncé par le maire de Mexico, puisque les véhicules génèrent la moitié des émissions de la ville. Il souhaite en outre diminuer les émissions de dioxyde de carbone de millions de tonnes d’ici à 2020.

Des actions dépolluantes

Afin de soutenir activement sa politique de dépollution, la ville a mis en circulation des centaines de bus propres, ainsi que des lignes de métros et des dizaines de kilomètres de pistes cyclables, incitant la population à utiliser des moyens de transports plus propres. Un énorme réseau de vélo a également été mis en place depuis 2010 sur le modèle des Vélib’ de Paris, près de 13 000 vélos sont ainsi à la disposition de chacun. Un nombre qui devrait doubler cette année.

Mesure discriminante envers les plus modestes

La population ne partage pas toujours l’opinion optimiste dont beaucoup font preuve envers ces mesures de dépollution. Près de 70% des habitants estiment injuste ce nouveau Hoy no circula, critiques principalement virulentes sur les réseaux sociaux, pas tant dans les rues. Les internautes dénoncent des mesures injustes voire discriminantes pour les conducteurs à revenu modeste, qui doivent se contenter de vieux modèles d’automobiles. Ils n’ont pas les capacités financières pour investir dans un véhicule neuf. Et ce n’est pas les transports en commun bondés qui les feront changer d’avis.

Pilotage automatique

Etats-Unis, Angleterre, Japon, c’est maintenant au tour de la France d’accueillir des tests pour des voitures sans chauffeurs.

La voiture autonome débarque en France

Dans le précédent article, nous vous parlions des tests qui seront bientôt effectué par le gouvernement britannique pour l’introduction des voitures autonomes. Une nouvelle actualité fait récemment parler d’elle, puisque c’est maintenant la France qui annonce son feu vert pour effectuer des tests pour ce type de véhicule.

La France semblait jusqu’à présent à la traine concernant les voitures autonomes, mais désormais le gouvernement donne un coup de fouet à sa politique de transport, puisque les voitures sans conducteurs font parties des projets du plan pour la nouvelle France industrielle. Des essais sont annoncés à partir de 2015, soutenus en parallèles par des projets de recherche et développement.

Les tests seront effectués en partie sur circuit, mais également sur la voie publique, dans certaines routes spécifiques, à des horaires précis, afin de ne pas compromettre l’intégrité physique des passagers et des autres usagers.

Arrivées progressives des modèles de voitures autonomes

voitures autonomes Nous avions également abordés les deux types de voitures autonomes dans le précédent article : celles complètement autonomes et celles dont le passager peut encore prendre le volant. Nous avons à ce titre obtenu un peu plus de détails concernant l’introduction de ses véhicules. D’ici 2018, les Etats-Unis, la France et le Japon devraient voir les premières voitures autonomes avec volant commercialisées. Cependant, Nissan espère pouvoir introduire cette technologie dès 2016, avec des voitures capables de se garer ou de se conduire durant les embouteillages, puis devrait pouvoir aborder les intersections et carrefours à partir de 2020. BMW et Toyota annoncent tout deux vouloir concevoir des véhicules équipée d’un copilote attentif plutôt qu’une voiture véritablement autonome.

Concernant les voitures parfaitement autonomes, le PDG de Renault annonce que la technologie ne devrait pas se commercialiser avant 20 ans, malgré les prouesses déjà constatées de la Google Car notamment. En effet, il existe un gouffre entre les modèles test de Google et un modèle qui serait produit de façon industrielle. L’ensemble de la technologie utilisée, entre les caméras, les lasers, les capteurs à ultrasons… et autres ordinateurs de bords, le modèle est extrêmement onéreux. De plus, afin d’être intégrés aux véhicules, il faudrait potentiellement améliorer encore ce matériel, notamment en le miniaturisant. Pas une mince affaire, donc nous avons encore le temps de voir venir.

La législation devra s’adapter

voitures autonomes En effet, qui serait responsable en cas d’accident provoqué par ou dans lequel une voiture autonome est impliquée ? Le constructeur, l’utilisateur, la voiture elle-même…  ? Ces véhicules devront d’abord faire l’objet de profondes modifications législatives avant de pouvoir circuler allègrement. La convention de Vienne sur la sécurité routière indique clairement que tout conducteur se doit de garder à tout moment le contrôle de son véhicule, mais si celui est en autopilote, que faire ?

Techniquement et technologiquement parlant, nous sommes en mesure de créer, développer et commercialiser ces véhicules à court ou moyen terme. Mais sur le plan législatif, cela prendra sans doute plus de temps. Or, Arnaud Montebourg, actuel ministre du Redressement Productif, souhaite, au même titre que le gouvernement britannique, faire de son pays le fer de lance de cette technologie. Avec son soutien, nous pouvons penser que les changements législatifs devraient être étudiés d’ici peu de temps.

Voitures téléguidées grandeur nature en Angleterre !

Le Royaume-Uni a autorisé des tests de voitures sans chauffeur dans les rues de trois villes anglaises.

Restez zen, laissez-vous guider

L’Angleterre a récemment décidé de mettre en place des tests dans trois agglomérations afin de déterminer la pertinence et l’utilité des voitures autonomes. La couronne souhaite devenir le pays leader dans certains domaines technologiques et a porté son dévolu sur ce type de véhicules. Les prototypes sont en cours de développement, il s’agit d’une technologie véritablement nouvelle, l’Angleterre s’assure donc d’être parmi les premiers pays à réfléchir sur le sujet.

C’est donc le mercredi 30 juillet (nous écrivons ces lignes à peine 24 heures après), que la décision fut confirmé, d’autoriser des essais sur voies publiques. La durée de ces tests est prévue entre deux et trois ans, et ils seront mis en place à partir de janvier 2015. Les villes qui accueilleront ces tests ne sont pas encore déterminées.

Big Brother conduit votre voiture

voitures autonomesNe soyez pas trop effrayé par ce titre, c’est juste un titre! Big Brother conduisant votre voiture? Non, mais par contre ce sont bel et bien des caméras qui la guideront. Ce sont en effet des caméras et des capteurs qui permettront au véhicule de se diriger durant les trajets. Mais fort heureusement, ces caméras ne sont pas utilisées par le gouvernement, uniquement par l’électronique du véhicule qui peut alors ajuster vitesse, trajectoire, accélération, etc…  L’ensemble des composants et de la technologie de pointe utilisés permettent de rendre la voiture fiable, sécurisée/sécurisante et adoptant une conduite fluide.

La voiture sans conducteur pourra donc  être aperçut dans les agglomérations anglaises, souhait qui avait été exprimé par le ministre des transports depuis 2013. Ce dernier se réjouit de voir que cette décision enfin prise, le pays sera à la pointe de cette technologie « autonome ».

Un code de la route 3.0

L’utilisation de ce type de véhicule, pour le moins particulier, devra forcément nécessiter des changements dans la législation, notamment concernant la circulation. Le code de la route devra sans doute être modifié, au fur et à mesure que ces véhicules se banaliseront sur les routes. Une étude va être lancée par le gouvernement britannique pour répondre à plusieurs questions.

La première est de savoir si les véhicules qui doivent être testés sont conformes à la législation en matière de sécurité et de circulation. La deuxième concerne les changements législatifs qu’il faudra apporter et à la révision du code de la route.

Autonomie des voitures : 50% ou 100% ?

Les tests qui doivent être réalisés se porteront sur deux types de véhicules « autonomes ». En effet, plusieurs entreprises ont des prototypes, tous sont similaires, mais aucun n’est exactement pareil que son voisin. Audi, Toyota, Nissan, Google, Baidu ou encore Mercedes-Benz, autant d’entreprises investissant énormément dans la recherche et le développement de ces technologies.

voitures autonomesDeux types de véhicules autonomes vont être testés en Angleterre : ceux véritablement autonomes, où tout est assuré par la machine au point que le volant n’existe pas dans l’habitacle. Et ceux où le conducteur peut reprendre le volant (et donc le contrôle) du véhicule rapidement, en cas de besoin.

Le gouvernement souhaite tester les deux types d’appareils puisque la population (britannique comme mondiale) semble méfiante vis-à-vis de ces véhicules. Certes, tout le monde applaudit la technologie et les bénéfices que cela apporterait, et ce, sur bien des aspects. Mais beaucoup se demandent s’ils se sentiraient véritablement en confiance dans un véhicule contrôlé par une machine (et le métro alors ?). Les entreprises savent qu’elles doivent réussir à rassurer les futurs utilisateurs, car il faudra du temps avant que ces véhicules soient monnaie courante dans les villes.

Cependant, plusieurs autres pays ont déjà manifesté leur intérêt pour les voitures autonomes. En effet, des tests sont déjà effectués au Japon, et les véhicules sont autorisés dans quatre états américains depuis 2011 ou  2013 selon les situations. De plus, en Europe, la Suède souhaite également réalisé des tests, mais se donne jusqu’à 2017 pour confirmer cette décision.

Ren’Haut : une performance qui tient la route

Le constructeur automobile français annonce une période de hausse de son résultat opérationnel grâce à la politique de réduction des coûts.

Une politique de réduction des coûts

renaultRenault s’est engagé dans une politique de réduction de ses coûts, qui semble déjà porter ses fruits, puisque le groupe annonce avoir connu une hausse de 25% de son résultat opérationnel. Sur six mois, le constructeur automobile français a ainsi pu dégager près de 730 millions d’euros, contre 583 millions en 2013.

La politique de réductions des coûts du constructeur automobile s’est porté notamment sur le partage de travail avec Daimler et Nissan, partenaires privilégiés de Renault. Nissan a réalisé 800 millions d’euros de profit, qui viennent s’ajouter à ceux de Renault à hauteur de 44%, soit la part de Nissan détenue par Renault. Renault est le premier actionnaire du groupe nippon. Les performances de Nissan apporte un grand soutient au français : Nissan est particulièrement performant en Chine et aux Etats-Unis. Renault serait désormais dans la capacité de dépenser moins tout en conservant le même rythme de développement. Les profits engendrés seraient ainsi destinés à la recherche et l’innovation.

Renault estime que la hausse des immatriculations lui sera également bénéfique. Sur le marché français, près de 25% d’augmentation des immatriculations sur le seul mois de juin 2014. Le groupe serait en bonne position pour atteindre son objectif de marge opérationnelle de 5% d’ici à 2017.

Des chiffres optimistes pour le constructeur français, qui avait connu une mauvaise année 2013. Un bénéfice d’à peine 39 millions d’euros, imputable à l’arrêt de son activité sur le marché iranien. 746 millions d’euros de bénéfice en 2012 au premier semestre, 39 millions en 2013, et un retour à la normale en 2014 avec 749 millions pour le premier semestre.

L’Europe sauve Renault

renaultLe plan de réduction des coûts visait principalement les achats, la fabrication et la logistique du groupe, qui a put dégager 390 millions d’euros. C’est notamment aussi grâce au marché européen que Renault a put redresser la barre. Le constructeur français possède Dacia et Samsung Motors, or, les ventes en Europe de ces trois groupes ont permis de compenser les pertes du au ralentissement des marchés extérieurs. Les immatriculations de Renault ont progressées de près de 20%, contre 6,5% pour l’ensemble du marché. Par contre, hors Europe, les immatriculations du groupe sont en baisse de 9%.

Le groupe envisage un repli de son activité sur certains marchés, peu porteur : Brésil et Russie, mais aussi Turquie, Algérie et Argentine. Renault entame un cycle de renouvellement de sa gamme automobile, et considère une continuité dans la baisse de son activité sur les marchés des pays émergents, mais une hausse continue en Europe.

Qui du véhicule ou du chauffeur est le plus intelligent ?

Plusieurs entreprises se sont lancées dans la course au développement de voitures intelligentes, capables notamment de se conduire toute seule.

Les voitures intelligentes, un rêve bientôt concrétisé.

Google et Baidu : Les moteurs de recherches fers de lance des voitures de demain

voiture intelligenteBaidu, Google ou encore Jaguar, quels sont leurs points commun ? La voiture intelligente ! En effet, ont en entends parler depuis quelques années, de ces voitures capables de se déplacer sans chauffeur. C’est notamment Google, avec ses Google Cars qui est le plus mis en avant, en grand géant de l’innovation. Mais il n’est pas le seul à s’être lancé dans cette aventure.

Baidu, qui est l’équivalent chinois de Google, a décidé de concurrencer Google non plus sur le secteur des moteurs de recherche mais aussi sur l’automobile intelligente ! Baidu a récemment annoncé qu’il pourrait sortir son premier modèle de voiture sans chauffeur d’ici 2015.

Cependant, si les deux moteurs de recherches se lance sur des marchés similaires, les visions ne sont pas partagés. En effet, Google propose une voiture totalement autonome, au point qu’elle ne dispose pas de volant. Les personnes présentes dans le véhicule sont passagers, en aucun cas chauffeur.

Baidu par contre, adopte une vision moins radicale. Sa voiture sera une aide pour le conducteur, elle sera autonome mais ne le chauffeur pourra reprendre les commandes si besoin. Baidu veut assister les personnes, sans les remplacer.

Jaguar : constructeur automobile plus classique, mais tout autant innovant

Hormis les moteurs de recherches, les constructeurs automobiles sont eux aussi intéressés par le développement de véhicules intelligents.

voiture intelligenteJaguar par exemple, développe un projet de véhicule particulier. Les ingénieurs souhaitent doter le véhicule de capacités d’auto-apprentissage. Le but étant de personnaliser l’expérience du conducteur et d’éviter les causes de distractions pouvant provoquer des accidents.

L’automobile de Jaguar serait par exemple capable de reconnaitre le conducteur, et d’ajuster l’électronique du véhicule au style de conduite de celui-ci. Mais le véhicule pourra également régler le volant, siège et rétroviseurs en fonction de la morphologie du chauffeur.

De plus, grâce à son algorithme performant, la voiture intelligente de Jaguar pourrait prendre en compte le jour, l’heure, les conditions climatiques et de circulation afin d’anticiper le comportement du chauffeur.

Mais ce ne sont que les grandes lignes des capacités du logiciel de la voiture intelligente développée par Jaguar. Le véhicule peut apprendre certaines routines et les déclencher automatiquement : préenregistrer des itinéraires, déclencher le chauffage ou la clim, la fonction massage des sièges, gestion de l’agenda, envoie de rappel (SMS, notifications…) pour des rendez-vous ou autres…

Le Docteur Wolfgang Epple, Directeur de la Recherche et des Technologies chez Jaguar Land Rover a déclaré : « Le but de cette technologie d’auto-apprentissage est de minimiser les distractions du conducteur et de contribuer à la réduction du nombre d’accidents. Présenter l’information au bon moment réduira l’inattention du conducteur et le besoin de quitter la route du regard pour lire une liste de contacts téléphoniques en roulant, ajuster les rétroviseurs, la température ou bien encore le siège. »

Le futur nous réserve plein de surprise !

L’automobile mexicaine en pleine ascension

2014 est une belle année pour l’automobile mexicaine, qui dépasse son principale concurrent en Amérique Latine.

Mexique : fleuron de l’automobile en Amérique Latine

Selon une étude menée par IHS Automobile, le Mexique parvient à dépasser le Brésil en termes de production automobile. Son principal concurrent est en tête depuis 2002, plus de dix années pendant lesquelles le Mexique a tenté de surpasser son rival. C’est désormais chose faîte et l’automobile mexicaine se positionne désormais au 7ème rang mondial.

automobile mexiqueL’année n’est pas encore finie, il est alors peut être trop tôt pour crier victoire, mais le Mexique semble sur la bonne pente. Il devance le Brésil sur les cinq premiers mois de 2014, une tendance qui devrait se confirmer sur le reste de l’année. La production d’automobile mexicaine a augmenté de 7,2% durant les mois de janvier et mai, tandis que l’automobile brésilienne a, elle, reculée de 14%. Selon IHS, le Mexique devrait produire d’ici la fin de l’année plus de 3,2 millions de véhicules contre 3,1 millions pour le Brésil.

Cette remonté mexicaine est particulièrement soutenu et accentuée par la forte demande de véhicules de la part des Etats-Unis. De plus, le Brésil présente des coûts de main-d’œuvre plus important et des taxes plus élevées. Dès lors, les voitures brésiliennes sont trop chères pour être exportées, par rapport aux rivales mexicaines. Les automobiles brésiliennes restent donc dans le pays. Mais la demande local est en baisse, du fait d’une économie qui se ralentit.

Le Mexique est un gros pays exportateur de voitures, plus de 80% de la production locale est exportées, dont la moitié uniquement vers les Etats-Unis. Durant les cinq premiers mois de l’année, ces exportations vers les USA ont augmenté de près de 20%. De son côté le Brésil exporte principalement vers l’Argentine, mais ces exportations ont considérablement chutées, de l’ordre de 30%.

automobile mexiqueCes évolutions sur le marché automobile mexicain et brésilien mettent en évidence une situation plus globale. Le secteur économique de l’automobile est souvent le reflet de l’économie nationale, à un niveau plus réduit. Or, c’est bien le cas pour ces deux pays. Le Mexique montre des signes de reprise économique après plusieurs années de mauvaise croissance, une courbe qui se juxtapose sur celle de l’évolution du secteur automobile.

Pour corroborer cette progression de l’automobile mexicaine, en avril dernier, le Mexique a passé un cap non négligeable. Il devance le Japon en tant que deuxième plus gros exportateur automobile aux Etats-Unis. Il se situe derrière le Canada.

Mondial de l’automobile édition 2014

En octobre prochain, le plus grand rassemblement auto du monde ouvrira ses portes à Paris et accueillera les plus grandes marques automobile. Modèle en exclusivité mondiale, et innovation technologique, un mondial entre design, élégance, puissance et high-tech.

L’édition 2014 de l’événement majeur pour les férus de voiture.

mondial auto

Le Mondial de l’automobile est le plus grand salon auto du monde, et se déroule tout les deux ans à Paris, depuis la première édition en 1898. En 2012, le salon avait accueillit pas moins de 1 231 416 visiteurs, ce qui n’est cependant pas suffisant pour battre le record de 2004 de 1,4 million. Chaque édition se construit autour d’un thème, « Automobile et publicité » pour 2012, « Automobile et mode » pour 2014. Le salon se déroulera du 4 au 19 octobre 2014, comme à chaque fois au Parc des Expositions de la porte de Versailles.

Le salon regroupe des dizaines de milliers de journalistes venant de 103 pays différents, plus 96 000 m2  d’exposition, des ateliers, des animations, des conférences… Une exposition ouverte à tous, presse, professionnelle et public, pour un droit d’entrée de 14€ pour les adultes, 8€ pour les moins de 25 ans et gratuit pour les enfants. Des prix raisonnables vu la qualité du rendez-vous.

L’intérêt majeur de la rencontre se situe au niveau des innovations, puisque près de 99% du public vient pour découvrir les nouveautés. Ils étaient d’ailleurs plus de 11 000 à essayer les véhicules électriques lors de la précédente édition, durant les 15 jours de l’événement.

Les marques automobiles présentent des véhicules exclusifs

mondial autoElles sont plus de 250 marques internationales à présenter leurs modèles de véhicules en exclusivité mondiale, à la presse et au public. Des grands noms connus de tous en passant par des marques reconnues des spécialistes (Courb, Dangel, Venturi, Tesla, Abarth…), ce sont déjà plus d’une trentaine de nouveautés qui ont été confirmées en avant-première.

Renault continuera à faire parler de sa nouvelle version de la Twingo, après avoir fait le buzz avec sa campagne Twitter. Smart présentera la Fortwo et la Forfour en avant-première, Mini fera découvrir son inédite version 5 portes. On retrouvera également parmi les citadines exposées les dernières versions de l’Opel Corsa, de la Skoda Fabia ou encore de la DS3.

Ferrari, Lamborghini, Aston Martin et autres présenterons les derniers modèles de voitures sportives de luxe, au côté de Mercedes ou Mazda. Du côté des SUV, Renault présentera la 5ème génération de son Espace, au côté de BMW, Mercedez ou Seat.

Cette nouvelle édition du Mondial de l’automobile sera également l’occasion de découvrir ou redécouvrir les concept-cars, mais surtout les voitures hybrides, les véhicules électriques ainsi que les nouveautés en matière de biocarburants. Ainsi, amateurs de voitures pourront côtoyer ingénieurs, scientifiques, curieux ou éco-responsables venus pour découvrir les innovations technologiques qui façonneront les véhicules propres de demain.

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